A2 Wind Tunnel

texte : Stephanie Roy - photo : Gophrette Power

 

Je m’appelle Stéphanie Roy, je suis une triathlète professionnelle de 23 ans et étudiante à la maîtrise en ergothérapie à l’université du Québec à Trois-Rivières. À la fin de la saison 2018, j’ai commencé les démarches pour de nouveaux commanditaires et établir mes  objectifs 2019. J’avais beaucoup de travail car 2018 s’était terminée en « queue de poisson » en raison de problèmes de santé. Comment j'allais m’ajuster ? Quel serait le « focus » pour 2019 ?

À la suite de réflexions et de nombreuses discussions avec mon entraîneur, nous en sommes venus à plusieurs pistes de solutions : améliorer mes capacités à vélo, travailler sur ma faiblesse afin d’être encore plus compétitive et de graduellement pouvoir commencer à faire mes débuts sur la distance Ironman. Alors voici comment j’en suis arrivée à prendre l’avion le 10 février 2019 en direction de Charlotte (NC) afin d’aller passer de précieuses heures en soufflerie, chez A2 Wind Tunnel.

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En comparant les statistiques de mes plus proches compétitrices, j’en étais venue à la conclusion suivante : elles font des temps inférieurs aux miens sur le 90km de vélo en poussant moins de watts! La problématique était donc la suivante, ma position n’était pas optimale! Avec 2019, arrivait de nouveaux partenaires dont entre autres la compagnie Argon 18. Mon équipement était de qualité, mes entraînements étaient efficaces et l’amélioration était constante. Cependant, j’avais besoin d’aide afin d’adopter une position optimale et plus aérodynamique. Avec le laboratoire L-Tips, nous avions déjà entamé le processus visant à diminuer mon CDA (coefficient d’aérodynamisme). Avec mon nouveau vélo Argon 18 E119 nous repartions de « zéro ». Arrivés en Caroline du Nord, nous avions beaucoup de travail en raison du grand nombre de possibilités de position et d’équipement que nous désirions tester. Pour chaque essai, je devais pédaler avec un certain niveau d’intensité (tempo) pendant une période d’environ 2 minutes. Après chaque essai, nous obtenions un nouveau CDA qui nous permettait de voir si le changement effectué me donnait une position plus aérodynamique. Certains résultats étaient étonnants et allaient même à l’encontre de ce que nous pouvions anticiper comme par exemple la façon d’attacher mes cheveux. En effet, la queue de cheval était plus aérodynamique qu’un petit chignon rassemblé à la base de mon casque.

Étant une pièce d’équipement cruciale au niveau de l’aérodynamisme, le choix du casque a fait l’objet de plusieurs essais. Étant donné la position que j’adopte sur mon vélo et ma difficulté à maintenir ma tête basse, le casque « en goûte » n’était pas optimal pour moi. Plusieurs modifications en lien avec la position de la selle et des barres ont été réalisées. Tous ces changements peuvent paraître minimes pour un observateur extérieur et peu familier avec les tests, mais tous ces millimètres ont eu un grand impact sur mon CDA.

Quelles seront les prochaines étapes ? J’ai la chance d’avoir d’autres partenaires qui me permettront de valider les modifications. Dans un premier temps, à l’intérieur, j’utilise le système Bioracer Motion afin de vérifier que je suis en mesure de maintenir la position sur toute la durée de mon entraînement et pour valider que cette position aérodynamique n’a pas d’impact négatif sur ma capacité à produire des watts. Dans un deuxième temps, nous irons valider ces aspects dans des conditions réelles donc à l’extérieur à l’aide du Notio Konect. Il s’agit d’un petit appareil installé sur mon vélo qui calcule le coefficient d'aérodynamisme lorsque je roule à l’extérieur.

Un merci tout spécial à Argon 18, Brava triathlon et le laboratoire L-Tips (Université du Québec à Trois-Rivières) d’avoir rendu ceci possible.